TOP14 Barrages

Compte rendu du match

Triste fin 

Enfin ! Après neuf mois passés à lutter pour accéder aux phases finales, le Top 14 a finalement livré son verdict et le MHR fait partie des finalistes. Dans ce qui est en train de devenir un classique, Montpellier se déplace pour la 3ème fois en trois ans à Pierre-Antoine. Pour l’instant le duel est équilibré puisque chaque équipe a remporté un barrage. Montpellier, il y a deux ans ici même avait créé l’exploit en faisant tomber le CO sur sa pelouse. Depuis, plus aucune équipe n’est parvenue à s’imposer à l’extérieur en barrage, c’est dire l’ampleur de la tâche qui attend le capitaine Fulgence Ouedraogo et les siens. A Castres, des cadres manquent à l’appel : Caballero, Forestier, Tekori, Cabannes. Les Cistes avaient fait mieux que résister il y à deux mois face à Castres dans ce même stade, alors pourquoi ne pas à nouveau déjouer les pronostics et rejoindre l’ASM en demi-finale à Nantes...
 
Coup d’envoi et possession immédiate du MHR, le CO est rapidement pénalisé et Benoît Paillaugue punit immédiatement les locaux, 3 à 0 pour le MHR. Beaucoup d’intensité en ce début de match mais depuis que Montpellier a ouvert le score, Castres campe dans le camp héraultais pour, à son tour, se créer des occasions de scorer. L’ouvreur Rémi Talès concrétise cette occupation par un drop, 3-3 après un quart d’heure. Montpellier a fait le dos rond lors de cette phase de domination tarnaise et, à peine revenu dans le camp castrais, Paillaugue passe une deuxième pénalité, 6 à 3. A l’inverse, Kockott n’est pas en réussite et rate ses deux premières tentatives. La troisième est la bonne pour le demi de mêlée du CO qui égalise, 6 à 6 puis 9 à 6 pour Castres après une autre pénalité de Kockott. La tension monte sur la pelouse et Romain Poite est obligé de demander aux capitaines de calmer leurs troupes. Paillaugue profite d’une pénalité gagnée sur mêlée pour ramener le score à 9-9. Mamuka Gorgodze, pris à la faute plusieurs fois depuis le début du match se rend coupable d’une cravate et M. Poite le sanctionne d’un carton jaune. Cette faute donne l’occasion à Kockott de passer trois nouveaux points ce qu’il ne manque pas de faire, 12 à 9. La mi-temps est sifflée sur ce score et Montpellier se retrouve à la pause mené et obligé de jouer à 14 quasiment dix minutes au retour des vestiaires. Autant dire qu’il faudra montrer autre chose lors du second acte pour essayer de l’emporter.
 
Sur une des toutes premières offensives du CO, Trinh-Duc sort K.O sur un choc mais revient rapidement sur le terrain, même s’il ne semble plus à 100% de ses moyens. Les ennuis continuent pour le MHR puisque sur une mêlée à 5 mètres de la ligne d’en-but des Héraultais, Antonie Claassen démarre seul et plonge dans l’en-but pour aplatir le premier essai. Kockot transforme et Castres creuse un premier écart, 19 à 9. L’écart continue de grandir suite à une nouvelle pénalité de Kockott, 22 à 9 mais Montpellier n’abdique pas et après une séquence énorme, Paillaugue permet aux siens de contenir l’hémorragie, 22-12 après une heure de jeu. Seulement, les Montpelliérains continuent de faire trop de fautes et Kockott ne se prive pas de transformer une nouvelle pénalité, 25 à 12 alors qu’il reste à peine dix minutes à jouer. Montpellier enchaine les longs temps de jeu pour tenter de revenir au score mais une nouvelle fois pénalisé, le MHR ne réussit finalement pas à passer la ligne d’essai castraise. Score final 25 à 12 en faveur du CO, le parcours en phases finales des Cistes s’arrête, comme l’an dernier, face à Castres.
« Défaite logique » explique Stéphane Glas au coup de sifflet final tant ses hommes ont été pénalisés cette après-midi : « On prend 10 points quand on joue à 14, et puis 16 pénalités ça veut dire moins de possession et moins de ballons pour attaquer... » relance, lucide, le coach à qui on ne peut malheureusement que donner raison... La  régularité fini toujours par payer et Montpellier peut désormais se tourner vers la saison prochaine où l’objectif sera bien évidemment de faire mieux. De cette saison, les Cistes peuvent retenir beaucoup de positif mais également s’appuyer sur leurs erreurs pour ne plus les reproduire.
 
Texte: Damien Gozioso
 
Composition MHR :
1. Mikheil Nariashvili (53ème : 17. Nahuel Lobo) – 2. Agustin Creevy (63ème : 16. Charles Géli) – 3. Maximiliano Bustos – 4. Mamuka Gorgodze  – 5. Thibaut Privat (57ème : 18. Mickaël De Marco) – 6. Fulgence Ouedraogo – 7. Alexandre Bias – 8. Alex Tulou (54ème : 19. Johnnie Beattie) – 9. Benoît Paillaugue (67ème : 20. Julien Tomas) – 10. François Trinh-Duc – 11. Taleta Tupuola – 12. Santiago Fernandez – 13. Thomas Combezou (74ème : 21. Hamish Gard) – 14. Timoci Nagusa (44ème : 22. Martin Bustos Moyano) – 15. Benoît Sicart
 
Composition CO :
1. Saimone Taumoepeau (76ème : 17. Mihaita Lazar) – 2. Brice Mach (62ème : 16. Mathieu Bonello) – 3. Karena Wihongi (76ème : 23. Michael Coetzee) – 4. Christophe Samson (71ème : 18. Matthias Rolland) – 5. Rodrigo Capo Ortega – 6. Jamie Bornman – 7. Ibrahim Diarra – 8. Antonie Claassen (73ème : 19. Piula Faasalele) – 9. Rory Kockott (79ème : 20. Thierry Lacrampe) – 10. Rémi Talès – 11. Marc Andreu (79ème : 22. Romain Teulet) – 12. Seremaia Baï (78ème : 21. Daniel Kirkpatrick) – 13. Paul Bonnefond – 14. Romain Martial – 15. Brice Dulin
 
Points MHR :
Pénalités : Benoît Paillaugue : 2ème, 19ème, 34ème, 58ème
 
Points CO :
Pénalités : Rory Kockott : 25ème, 29ème, 38ème, 52ème, 62ème
Essai : Antonie Claassen : 45ème
Transformation : Rory Kockott : 46ème
Drop : Rémi Talès : 13ème
 
Carton jaune MHR :
Mamuka Gorgodze : 37ème
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