Top14 - Castres - 22/11/2013

Compte rendu du match

Braquage à la Castraise

Enfin le voilà ! On l’attendait de pied ferme. Et après avoir trépigné d’impatience durant deux semaines interminables, le voilà enfin à Du-Manoir. Oui, le TOP 14 est de retour ! Bon effectivement, le retour de notre championnat domestique n’est pas le seul fait notable de la journée. Tout le monde y pense, alors autant en parler. Oui parler de l’arrivée de cet individu, ou plutôt de ces individus, venus de l’hémisphère Sud, l’un avec sa chevelure noire et son nom qui nous rappelle vaguement une série télé. L’autre au physique moins atypique mais aux appuis dévastateurs. Vous l’avez bien compris, il s’agit bel et bien du dévastateur René Ranger, et du supersonique Robert Ebersohn. Ils sont enfin là ! Deux forces vives qui vont faire du bien au MHR pour affronter le champion Castrais bien moins amoindri par l’absence de ses internationaux que son hôte. Vive les doublons !
 
Un début de match où les Castrais veulent vite marquer leur territoire. Emmenés par Julien Tomas dont c’est le grand retour dans l’Hérault, les Tarnais obtiennent vite deux pénalités converties par leur arrière Palis. 0-6 après 11 minutes de jeu. Entame de match délicate pour le MHR, attention à ne pas faire de bêtises, ce n’est pas le moment de perdre des points à la maison.
Et quand ça va pas fort, et bien on s’appuie sur des valeurs sures comme la conquête. Un ballon chipé en touche, puis une mêlée gagnée 50 mètres plus loin, ponctuées par une prise d’intervalle d’Olivier, et voilà le premier essai du match, et il fait du bien ! 7-6 à la 22ème, voilà qui est mieux. 
Mais la mêlée du Champion de France n’est pas en reste non plus. Et elle obtient vite une nouvelle pénalité pour permettre aux Castrais de reprendre l’avantage, 7-9. Oui ce match il va falloir aller se le gagner. 
Montpellier, fidèle à ses principes, envoi du jeu et le moins que l’on puisse dire c’est que ça perturbe la défense adverse qui se met à faire des fautes d’antijeu qui méritaient plus qu’une simple pénalité, le public l’a bien compris. Quoiqu’il en soit, Paillaugue converti l’offrande, et le MHR reprend la tête à 5 minutes de la pause, 10-9. La sirène retentit donc sur ce score, mais tout reste à faire. Une première période qui n’aura pas réchauffé les travées de Du-Manoir, et bien malin est celui qui pourra prédire l’issue de cette rencontre.
 
La seconde période commence comme la première, par des points du CO. Un ballon haut mal réceptionné par Ranger, entraine une faute dans un ruck, et Palis ne se fait pas prier pour faire repasser les siens devant. 10-12 pour Castres. Le chassé-croisé se poursuit, avec cette fois-ci une pénalité réussie par Benoit Paillaugue, et le MHR repasse devant. 13-12 après 52 minutes, mais voilà un scénario qui n’a pas de quoi rassurer les cardiaques, ni personne d’autres d’ailleurs. Le MHR l’a bien compris et met le pied sur l’accélérateur pour obtenir une nouvelle faute qui méritait elle aussi peut-être une petite biscotte. Paillaugue se charge de la convertir, pour donner 4 points d’avance aux siens. 16-12 après 56 minutes. Un match fermé où la moindre occasion fait office de balle de match. Et une succession de temps de jeux a bien failli envoyer Tuitavaké tuer le match, mais en vain, un en-avant venant gâcher l’action. On va trembler encore un peu. Et un coup de pied dans la diagonale de Kirkpatrick vient glacer le stade tout entier. Le ballon est récupéré avec de la chance par ce diable de Palis qui fait repasser les siens devant à 10 minutes du terme. Essai non transformé, 16-17, et la fin de match va être plus que crispante. Surtout lorsqu’un blanc se met à la faute et que l’arbitre siffle faute … en sa faveur. Pénalité transformée par Palis. 16-20, le MHR est obligé de marquer un essai en 6 minutes. Tout le monde tremble, et le froid n’en est pas le seul responsable… Le MHR fait le siège de l’en-but Castrais dans ces dernières minutes, mais en vain. Un en-avant peu évident d’Olivier sonne le glas pour le MHR.
 
Montpellier avait là l’occasion de mettre un concurrent direct à distance, mais notre ennemi intime des phases finales est venu une nouvelle fois nous piéger sur nos terres, lui qui n’avait encore jamais gagné de match à l’extérieur cette saison. Pour le MHR les temps sont durs, et l’absence de tous les internationaux n’a pas arrangé les choses, l’arbitrage non plus. Il faut maintenant se ressaisir, éviter de douter, car le déplacement à Paris pour défier le Racing s’annonce capital.
 
Texte: Adrien Lignères
Photos: Fabrice Chort
 
Points MHR :
Pénalités : Paillaugue 35ème, 52ème, 56ème,
Essais : Olivier 21ème
Transformations : Paillaugue 22ème
 
Points CO :
Pénalité : Palis 5ème, 11ème, 27ème, 42ème, 74ème
Essais : Palis 70ème
 
Composition MHR :
1. Yvan Watremez (76ème : 17. Na’ama Leleimalegafa) – 2. Mickaël Ivaldi (66ème : 16. Thomas Bianchin) – 3. Barry Fa’amausili (26ème : 23. Paea Fa’anunu) – 4. Mickaël De Marco – 5. Thibaut Privat (66ème : 18. Robins Tchalé-Watchou) – 6. Kélian Galletier – 7. Alexandre BIas – 8. Alex Tulou – 9. Benoit Paillaugue (60ème : 20. Jonathan Pélissié) – 10. François Trinh-Duc – 11. Yoan Audrin – 12. Wynand Olivier – 13. Anthony Tuitavaké – 14. René Ranger – 15. Pierre Bérard
 
16. Thomas Bianchin – 17. Na’ama Leleimalefaga – 18. Robins Tchale-Watchou – 19. Fred Quercy – 20. Jonathan Pélissié – 21. Robert Ebersohn – 22. Anthony Floch – 23. Paea Fa’anunu
 
Composition CO:
1. Saimone Taumoepeau – 2. Brice Mach (67ème: 16. Marc-Antoine Rallier) – 3. Karena Wihongi – 4. Christophe Samson (56ème: 18. Richie Gray) – 5. Rodrigo Capo Ortega – 6. Jannie Bornamn – 7. Ibrahim Diarra – 8. Pedrie Wannenburg (56ème: 19. Antonie Classen) – 9. Julien Tomas (67ème: 20. Cédric Garcia) – 10. Daniel Kirkpatrick – 11. Marcel Garvey – 12. Rémi Lamerat – 13. Romain Cabannes – 14. Romain Martial – 15. Geoffrey Palis
 
16. Marc-Antoine Rallier – 17. Anton Peikrishvili – 18. Richie Gray – 19. Antonie Classen – 20. Cédric Garcia – 21. Paul Bonnefond – 22. Rémy Grosso – 23. Michael Coetzee
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