Top14 - Paris - 28/02/2014

Compte rendu du match

Le coup parfait !

Qu’on se le dise, le sprint est lancé ! A 6 journées de la fin et dans un Top 14 plus serré que jamais, l’heure n’est pas à la plaisanterie. Le match de Clermont nous a suffit. D’autant plus que recevoir le Stade Français n’a rien de drôle. Et les conséquences d’une éventuelle défaite non plus. Le MHR a une occasion rêvée de partir en vacances bien installé sur le podium devant son adversaire du soir. Un adversaire qui, mine de rien, n’est pas venu ici pour enfiler les perles ! Solides dauphins des clermontois, nos amis parisiens comptent bien vaincre le signe indien, eux qui n’ont plus gagné en territoire héraultais depuis 2008. Pas question pour autant de s’asseoir gentiment autour du feu pour fumer le calumet de la paix. Ce soir pas de quartiers !
 
Début de match hésitant, sans doute à cause de l’enjeu, malgré des intensions de chaque côté et des parisiens qui montrent qu’ils ne sont pas là pour faire de la figuration. Et après 20 minutes marquées par les fautes de main et les fautes tout court, le MHR pilonne enfin la ligne du Stade Français pour obtenir une pénalité que monsieur Poite aura mis du temps à siffler. Mais l’artilleur maison Benoit Paillaugue rate la mire. Comme le dit le dicton, l’enjeu tue le jeu et ce soir on est obligé de lui donner raison. 25 minutes sans la moindre étincelle si ce n’est ce carton jaune pour Fillol histoire de donner des couleurs à ce match bien terne. Carton auquel s’ajoute celui de Privat. Des fautes et puis c’est tout ! Et forcément à force de jouer comme ça, l’inévitable n’a pu être évité. Les deux équipes ont rejoint les vestiaires sur le score de … 0-0. Rien à se mettre sous la dent et inutile de vous dire à quel point il a été difficile d’étoffer ces quelques lignes. Les supporters eux ont du mal à se réchauffer dans une première période où ils auront certainement plus parlé des styles capillaires de Benoit Paillaugue et de Rene Ranger que de rugby …
 
La deuxième mi-temps commence, elle, par du jeu. Enfin ! Montpellier fait circuler la balle, Trinh-Duc tape par-dessus, Tulou récupère, échoue à un centimètre de la ligne, Paillague renverse le jeu sur Trinh-Duc qui saute pour Ranger qui évite un placage pour tendre le bras dans l’en-but. On souffle enfin grâce à notre ami néo-zélandais qui ne s’arrête plus de planter ! Et on ne va pas s’en plaindre. 7-0 et pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Montpellier continue d’accélérer grâce à une prise d’intervalle de Tulou, Ranger encore lui est servi le long de la ligne de touche, résiste à deux placages et sert Paillaugue qui n’a plus qu’à courir pour aplatir en coin. Essai non transformé mais en deux minutes le MHR a fait la différence pour mener 12-0 après 46 minutes de jeu. Ca valait le coup que le round d’observation dure une mi-temps. Paris se réveille à son tour pour passer une pénalité grâce à Steyn et voilà ce match enfin lancé. La mauvaise entame de deuxième période a réveillé les joueurs de la capitale qui envoient du jeu et qui viennent mourir dans l’en-but sans pouvoir aplatir. Ce n’est que partie remise, car sur la mêlée qui suit Danty s’enfonce dans la défense et tend le bras pour ramener les siens à un rien d’autant plus que Steyn transforme. 12-10 et les sueurs froides vont continuer. Le match s’emballe, il était temps, et difficile d’en donner l’issue. Montpellier veut se mettre à l’abri et les parisiens peuvent croire légitimement à un exploit. Pourtant les fautes de main reprennent le dessus, les mêlées s’enchainent, les pénalités aussi et à 10 minutes du terme le suspense est à son comble. Il va falloir serrer les fesses, le public qui donne de la voix l’a bien compris et les décisions arbitrales ne sont pas là pour arranger les choses. Les secondes défilent et tous les cœurs battent la chamade. 1 minute à jouer et le MHR a une dernière possession. Celle à ne pas gâcher ! Les gros conservent la balle au chaud, la sirène retentit et alors que Pélissié s’apprête à taper en touche, il se ravise pour taper par-dessus le ruck dans la course de Nagusa qui s’écroule dans l’en-but. Au bout du suspense et de l’arbitrage vidéo monsieur Poite valide l’essai que Trinh-Duc d’un coup de pied magistral transforme pour priver le Stade Français du bonus défensif. 19-10 score final ! 
 
Au bout du bout du suspense, Montpellier réalise le coup parfait ! Alors que l’on craignait pour la victoire, le MHR enlève un point précieux à un concurrent direct pour se hisser provisoirement à la 2ème place du classement. La claque clermontoise est oubliée, nos Cistes se sont remis en scelle. On aura tremblé jusqu’au bout pour au final s’égosiller de bonheur. La fin de saison sera folle folle folle, mais tout le monde peut partir en vacances l’esprit tranquille et commencer sérieusement à rêver d’un barrage à la maison. A notre plus grande joie !
 
Texte:Adrien Lignières
Photos: Fabrice Chort
 
Points MHR :
Essais : Ranger (44ème), Paillaugue (46ème), Nagusa (80ème)
Transformations : Paillaugue (45ème), Trinh-Duc (80ème)
 
Points SF :
Pénalités : Steyn (49ème)
Essais : Danty (53ème)
Transformations : Steyn (54ème)
 
Composition MHR :
1. Mischa Nariashvili – 2. Charles Géli (66ème : 16. Thomas Bianchin) – 3. Nicolas Mas (66ème: 23. Paea Fa’anunu) – 4. Robins Tchalé-Watchou – 5. Thibaut Privat (79ème : 18. Mickaël De Marco) – 6. Alexandre Bias – 7. Mamuka Gorgodze (58ème : 19. Paul Grant) – 8. Alex Tulou – 9. Benoit Paillaugue (66ème : 20. Jonathan Pélissié) – 10. François Trinh-Duc – 11. Timoci Nagusa – 12. Robert Ebersohn – 13. Thomas Combezou (64ème : 21. Yoan Audrin) – 14. Rene Ranger – 15. Pierre Bérard (64ème : 22. Benoit Sicart)
 
Composition SF :
1. Sakaria Taulafo (55ème : 17. Heinke Van der Merwe) – 2. Rémi Bonfils (72ème : 16. Michael Van Vuuren) – 3. Rabah Slimani (57ème : 23. David Attoub) – 4. Alexandre Flanquart – 5. Gerhard Mostert (52ème : 18. Pascal Papé) – 6. Antoine Burban (62ème : 19. Nicolas Garrault)  – 7. Sylvain Nicolas – 8. David Lyons – 9. Jérôme Fillol (64ème : 20. Julien Dupuy) – 10. Morné Steyn – 11. Digby Ioane – 12. Jonathan Danty (62ème : 22. Geoffrey Doumayrou) – 13. Paul Williams – 14. Julien Arias – 15. Richard Kingi (67ème : 21. Jules Plisson)
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