Top14 - Stade Français - 27/09/2013

Compte rendu du match

Un point qui va compter

 
Ah le Stade Français … Si il y a bien un club atypique dans notre championnat c’est bien celui-là. Son rose, ses paillettes, ses shows au Stade de France, son ancien président, ses 13 titres de champion de France, ses 4 finales de coupes d’Europe. Autant de paramètres qui font de ce club un emblème de notre championnat, et qui après quelques saisons tourmentées est en train de renouer avec son glorieux passé. Voilà une mission bien délicate qui attendait nos cistes, eux qui après avoir terrassé l’Auvergne étaient prêts à croquer la fleur de lys parisienne.
 
Et nos cistes ont pu montrer dès le début du match leurs dents aiguisées en réussissant une bonne entame de match avec du jeu direct pour obtenir une pénalité à 22 mètres plein axe. 0-3 après moins de 3 minutes de jeu. Et cette entame de match a démontré que cette équipe montpelliéraine était bien décidée à fournir une grosse prestation à l’extérieur. Mais en face les parisiens sont restés fidèles à leurs principes de début de saison, en ne refusant jamais le jeu, et en proposant des séquences intéressantes. Malgré quelques intentions à signaler, ce sont pourtant bien les défenses qui ont pris le dessus sur les attaques. Et dans de telles conditions il est vital de convertir chaque occasion de scorer. Règle comprise par nos amis parisiens qui ont pu profiter de la supériorité de leur mêlée pour égaliser après 20 minutes de jeu. 3-3. Et alors que le match semblait se limiter à un duel de gros, le jeune Jules Plisson a été le premier à créer un déséquilibre dans la défense adverse grâce à un coup de pied par-dessus astucieux, suivit d’une succession de passes dans le bon tempo, pour envoyer Slimani en force déposer le ballon sur la ligne d’en-but. Essai transformé, et 10-3 pour les locaux à près de 10 minutes de la mi-temps. Une nouvelle inspiration au pied de l’ouvreur parisien a fait parcourir un frisson dans le dos des joueurs du MHR. Un coup de patte dans la diagonale en direction de Julien Arias qui sans la pression de Floch aurait pu planter le deuxième essai des siens. Plus de peur que de mal, et le score en est donc resté là à la pause.
 
Un début de seconde période lors duquel les parisiens ont pu profiter de leur conquête dominatrice pour obtenir une pénalité convertie par Julien Dupuy et pour sortir provisoirement le MHR du bonus défensif. Provisoirement oui car comme c’est souvent le cas, s’est mis en place un chassé-croisé entre buteurs. Pélissié a donc profité d’une faute sur le renvoi pour remettre les siens à 7 points. 13-6 après 49 minutes. Mais dans son nouveau Jean-Bouin, le Stade Français n’a pas lâché sa proie, comme se fut le cas contre Clermont et Biarritz. Et une percée de Bonneval suivie d’une passe à hauteur pour son ouvreur a permit à au talentueux Plisson de pointer en en-but et inscrire le deuxième essai des siens. Essai non transformé, mais qui a démontré l’appétit des joueurs de la capitale.
Seulement, le MHR s’est interdit de lâcher la rencontre, comme se fut le cas à Perpignan. Et presque sur le renvoi, une percée de Tulou cette fois-ci, pourtant victime d’une cuillère a envoyé Trinh-Duc marquer en coin son quatrième essai de la saison. Essai non transformé, Mais à 20 minutes du terme, le MHR s’est donné le droit de garder espoir, 18-11. Une fin de match haute en suspense, et où la stratégie parisienne a clairement été de priver nos cistes d’un bonus défensif mérité, tout en sachant que la victoire n’était pas non plus acquise. Mais les dernières minutes n’ont rien apporté de plus à une rencontre fermée mais plaisante.
 
Le MHR voulait être performant à l’extérieur, le MHR voulait réussir un gros coup, mais le MHR est tombé sur un morceau, sur une équipe parisienne de qualité et sur laquelle il faudra compter cette saison. Alors oui la tâche n’allait pas être simple dans ce nouveau Jean-Bouin, c’était une évidence, mais le MHR a prit un point chez un concurrent direct qui comptera à coup sur à la fin de la saison. En attendant, Oyonnax arrive, et il va falloir ressortir les crocs pour éviter tout accroc.
 
Texte: Adrien Lignières
 
Points SF :
Pénalités : Dupuy (21ème, 46ème)
Essais : Slimani (28ème), Plisson (55ème)
Transformations : Dupuy (29ème)
 
Points MHR :
Pénalités : Pélissié (3ème, 49ème)
Essais : Trinh-Duc (58ème)
Transformations :
 
Composition SF :
 
1. Heinke Van der Merwe – 2. Laurent Sempere – 3. Rabah Slimani (55ème : 23. David Attoub) – 4. Gerhard Mostert (74ème : 5. Pascal Papé) – 5. Pascal Papé (66ème : 18. Alexandre Flanquart) – 6. Scott Lavalla – 7. Pierre Rabadan (55ème : 19. Antoine Burban) – 8. Sergio Parisse – 9. Julien Dupuy (55ème : 20. Jérôme Fillol) – 10. Jules Plisson – 11. Djibril Camara – 12. Paul Williams (62ème : 21. Jonathan Danty) – 13. Geoffrey Doumayrou – 14. Julien Arias (69ème : 22. Jérome Porical) – 15. Hugo Bonneval
 
Composition MHR :
 
1. Yvan Watremez (59ème : 23. Na’ama Leleimalefaga) – 2. Mickaël Ivaldi (55ème : 16. Charles Géli) – 3. Maximiliano Bustos (46ème : 17. Nicolas Mas) – 4. Robins Tchalé-Watchou – 5. Thibaut Privat (75ème : 18. Johan Aliouat) – 6. Fulgence Ouedraogo – 7. Alexandre Bias – 8. Alex Tulou (71ème : 19. Kélian Galletier) – 9. Jonathan Pélissié – 10. François Trinh-Duc – 11. Yoan Audrin – 12. Wynand Olivier – 13. Anthony Tuitavaké – 14. Timoci Nagusa (72ème : 21. Thomas Combezou) – 15. Anthony Floch (69ème : 22. Benoit Sicart)
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