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Fabien Galthié : « Envie d’aller encore plus loin »

Jeudi 14 Août 2014
A quelques heures de la reprise du Top 14, samedi soir face au Racing-Metro 92 à 20h45 à Montpellier, le manager général du club à la fleur de Ciste évoque en détails la saison qui s’avance. Tour d’horizon en sept questions.
 
La reprise du Top 14 ?
 
Fabien Galthié: Je pense qu’on a conscience de l’importance de ce premier match face au Racing-Metro 92. La pression est montée fortement depuis samedi dernier et désormais on se prépare au choc de ce week-end. La préparation d’avant-saison et les matchs amicaux nous ont permis de travailler et de voir où l’on en était. Cela a donné ce que tout le monde a vu. Mais je ne tire pas de bilan. On verra samedi soir. La défaite face aux London Irish (21-26) ? Cela fait partie du jeu. On gagne, on perd, c’est comme ça... 
 
Le recrutement ?
 
Fabien Galthié: Il s’agit toujours d’une course à l’armement par rapport aux adversaires et par rapport à soi-même. On essaye de ne pas régresser en termes de niveau. L’idée était de ne pas changer trop de joueurs. Malheureusement, on a perdu deux piliers sur blessure, donc il a fallu les remplacer. Puis, on a eu quelques départs volontaires qu’il a fallu compenser, là encore. Globalement, on essaye de garder une ligne directrice et un certain niveau de jeu. Par rapport à la saison dernière, on sait que l’on a des points à améliorer et pas seulement la touche. On va travailler sur tous ces aspects.
 
L’objectif sportif de la saison ?
 
Fabien Galthié: L’objectif, c’est de continuer à faire mieux ou d’essayer de faire mieux. Mais on ne peut pas savoir ce que cela donnera. Réalisera-t-on une saison réussie, une saison ratée, une saison géniale ? En vingt ans dans le rugby, j’ai vu de tout. On ne sait jamais quand on commence une aventure. Tout le monde a envie que ça se passe bien, mais on n’est pas les seuls. Il y a 14 équipes qui veulent que ça se passe bien. Moi, je n’ai aucune certitude, je n’en ai jamais eue. 
 
Le MHR, principal concurrent de Toulon ?
 
Fabien Galthié: Je crois que c’est un peu exagéré. Toulon est double champion (de France et d’Europe, ndlr). Et puis, il y a d’autres équipes qui ont beaucoup d’arguments. Je ne vais pas toutes les citer, mais je ne suis pas tout à fait en accord avec ce qui a pu être dit, notamment le sondage paru ce lundi dans Midi Olympique (*). C’est flatteur, mais exagéré. Si cela peut permettre d’attirer du monde au stade, d’attirer des partenaires, tant mieux. Mais pour ce qui est des résultats sportifs, cela ne veut rien dire. Ça dépendra de ce que l’on fera le jour J, à l’heure H.
 
La qualité de jeu, une marque de fabrique à perpétuer ?
 
Fabien Galthié: C’est une forme de travail, une forme de recherche et de stratégie que l’on essaye de mettre en place. Mais il faut bien avoir des choix stratégiques et des ambitions offensives et défensives. Si les gens aiment ce que l’on fait, tant mieux. Cela étant, tout repart à zéro dès samedi, donc peu importe ce qui se dit, il n’y a qu’une seule chose qui compte, c’est ce que l’on fera sur le terrain, à commencer par ce premier match face au Racing-Metro 92.
 
Le public montpelliérain ?
 
Fabien Galthié: On est des marchands d’adrénaline, parfois des marchands de bonheur. On joue une pièce de théâtre, une tragédie, avec un vainqueur et un perdant. Plus on a des gens qui veulent venir vivre la tragédie, la supporter avec nous, mieux c’est. Il n’y a qu’à voir ce qui se fait à Toulon, à Clermont. La ferveur, c’est toujours bien pour les joueurs et pour l’environnement. Ça pousse à se dépasser.
 
Avec le MHR, une histoire qui dure ?
 
Fabien Galthié: Je me suis toujours senti Montpelliérain à partir du moment où je me suis engagé dans l’aventure. Je n’ai pas fait beaucoup de clubs. Là, j’entame ma cinquième saison à Montpellier. J’ai toujours connu des belles histoires, que ce soit avec Colomiers, le Stade Français ou maintenant Montpellier. Je ne suis pas quelqu’un qui zappe, qui change de clubs tous les ans. Donc, oui, je me suis senti Montpelliérain dès le premier jour. Après, j’aime beaucoup la région, plus que ça même, je l’adore. Je trouve qu’elle est fantastique pour vivre, pour faire grandir ses enfants. Puis, ce que j’aime dans ce club, c’est que, depuis que je suis là, tout ce qu’on fait n’avait jamais été fait. Quand tu as la chance d’écrire les plus belles pages de l’histoire d’un club, c’est déjà beaucoup. Après, on veut toujours plus, moi le premier. Je ne sais pas si j’y arriverai, mais j’ai envie d’aller encore plus loin.
 
(*) Dans ce sondage, réalisé auprès des 14 entraîneurs du Top 14, le MHR (3 voix) est cité comme le deuxième club favori pour le Bouclier de Brennus, derrière Toulon (6 voix) et arrive également 2e dans les pronostics sur le classement final de la saison régulière.