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Mario Ledesma reste dans l'Hérault

Mercredi 25 Septembre 2013
Mario Ledesma, arrivé à Montpellier en 2012 en provenance du Stade Français, prolonge son contrat avec le MHR pour 3 saisons supplémentaires. Cette signature intervient quelques semaines seulement après celle de Fabien Galthié et installe le MHR dans la continuité.
 
MHR : Mario, tu viens de resigner pour 3 années supplémentaires. Etait-ce une évidence ? 
 
Mario : Ça se passe très bien avec Fabien, avec Stéphane aussi donc c’est finalement la suite logique. J’attendais que Denis (Denis Navizet, Directeur du MHR) vienne me voir pour en discuter mais ça n’a pas duré longtemps puisque nous voulions tous que l’aventure continue…
 
MHR : On l’a dit, la signature de Fabien est intervenue il y a quelques semaines. Etait-ce important pour toi de continuer à travailler avec lui ?
 
Mario : Si Fabien n’avait pas continué, je ne pense pas que je serai resté non plus. Mon destin à Montpellier est lié au sien puisque c’est lui qui m’a fait venir ici. Je voulais avoir, entre guillemets, sa bénédiction. Quand Denis est venu me voir, la première question que j’ai posée était de savoir si Fabien était d’accord. A vrai dire, c’est là que l’évidence se situait pour moi. Travailler sans lui, je ne le conçois pas.
 
MHR : Vous êtes un trio d’entraîneurs et seul Stéphane n’a pas encore prolongé son contrat. Cela va suivre ?
 
Mario : C’est important qu’il continue parce que non seulement c’est un collègue de boulot mais c’est aussi devenu un très bon ami. 
 
MHR : Tu parles d’amitié. Est-ce que finalement la recette gagnante d’un staff est l’amitié ?
 
Mario : Non… Je crois qu’il faut bien s’entendre mais pas forcément qu’il y ait une amitié qui se créée. C’est le cas chez nous et j’en suis très content !
 
MHR : Plus globalement, vous ne cachez pas vos ambitions d’être dans les 4 premiers cette année et de recevoir un quart de finale de Top14 à la maison. Quels sont, selon toi, les ingrédients pour y parvenir ?
 
Mario : Ah bon, on aurait dit ça ? (Rires). Aujourd’hui je crois que personne n’est capable de dire qui sera dans le carré final à la fin de la saison. Ça va être compliqué pour tout le monde et si on se qualifie dans les 4 premières places ce sera super mais on n’en est pas encore là. Pour répondre à ta question, je dirai surtout qu’il faut de la maitrise : être disciplinés, marquer dans nos temps forts, gagner à domicile, prendre des points de bonus à l’extérieur, provoquer le désordre dans les équipes adverses…. Nous on peut influencer mais ça appartient finalement beaucoup aux joueurs. Je crois qu’à des moments importants, les joueurs doivent maitriser leur sujet. Je ne me dédouane pas mais ce que je veux dire c’est que la maturité de l’équipe est importante et que la vérité est sur le rectangle vert et nulle ne part ailleurs. 
 
MHR : On sent ce collectif équipé aussi pour être compétitif en H-Cup. Avoir un banc plus profond pour jouer sur les deux tableaux, était-ce la lacune principale de Montpellier ces dernières années ?
 
Mario : Oui et non. C’est vrai que l’année dernière l’effectif était moins dense donc on a fait un bon recrutement pour jouer les deux compétitions mais regarde, aujourd’hui, on se retrouve quand même presque sans banc puisqu’on a 7 blessés parmi les avants ! Après, on ne va pas s’échapper mais c’est vrai qu’en tant qu’entraîneur des avants, c’est difficile de former tous les week-ends une équipe compétitive parce qu’on a des joueurs majeurs blessés (Jim Hamilton, Johnnie Beattie, Mickaël De Marco, …). A l’heure où je te parle, c’est difficile de répondre à cette question-là mais dans l’absolu, on peut être plus compétitif que l’année dernière.
 
MHR : Pour finir, tu es passé de joueur à entraîneur. Quels sont les similitudes et les différences de ces deux vies ? Quelle est celle que tu préfères ?
 
Mario : Celle que je préfère c’est rester près du terrain ! Pour moi, la transition a été beaucoup plus simple que pour d’autres joueurs. Il y a toujours une période de deuil dans la vie d’un joueur, d’un ex joueur, mais moi je n’ai pas traversé cette phase parce que j’ai bien fini ma carrière, j’ai vécu ce que j’avais à vivre, et ensuite parce que je suis resté près du terrain. Ça c’est la similitude de ces deux vies. La différence c’est qu’il faut savoir tracer des limites. 
 
MHR : Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter, et vous souhaiter, pour les mois à venir ?
 
Mario : Et bien déjà de gagner ce week-end parce qu’on affronte un concurrent direct. Ensuite, faire des finales… On verra bien ce qu’il se passera…