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Recrues 2017 - 2018 : Gabriel N'Gandebe

Le 09 juin 2017

Né le 30 mars 1997 au Cameroun, Gabriel N’Gandebe (1m73 pour 74 kg) arrive en France à l’âge de 9 ans. Il débute le rugby à Bobigny, puis rejoint le Rugby Club Massy Essonne, où il évolue au sein de l’équipe première en Fédérale 1, avec laquelle il décroche la saison passée le titre de Champion de France et la montée en Pro D2. Grand espoir du rugby français, l’ailier est connu pour ses qualités athlétiques hors normes. Surclassé en catégorie U20 dès ses 18 ans, il fait aujourd’hui partie des joueurs fréquemment appelés en Equipe de France des moins de 20 ans et rejoint cette année le Centre de formation. Gabriel N'Gandebe s'est engagé avec le MHR pour trois saisons (deux ans de contrat Espoir, un an de contrat professionnel).

Gabriel, comment as-tu commencé le rugby ?

J'ai commencé le rugby à l'âge de 13 ans au collège dans les compétitions UNSS. J'habitais à La Courneuve et le mercredi, je jouais au foot avec mes amis. En arrivant au collège, j'étais dans une classe spéciale dans laquelle on avait plus d'heures de sport que les autres. Mon professeur de sport avait un ami qui entraînait à cette époque au club de rugby de Bobigny, et il m'a fortement encouragé à y aller.

Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce sport ?

J'ai essayé et j'ai directement accroché, surtout pour l'ambiance avec les copains, les goûters après les entraînements. Pendant ces années, j’ai fait des rencontres importantes et j’ai noué des liens très forts avec des copains qui sont toujours autour de moi aujourd'hui.

Tu rejoins le MHR cette saison. Pourquoi avoir décidé de venir ici ?

Le fait que le MHR se soit intéressé à moi a d’abord été une grande fierté pour mes proches et moi-même. J'ai ensuite été séduit par le projet sportif, avec le nouveau staff qui arrive. J'aime aussi l'idée d'être dans les meilleures conditions pour progresser, notamment au niveau du rugby en m'entraînant avec des joueurs de très haut niveau qui ont été ou sont actuellement internationaux.

Quels sont tes objectifs en arrivant à Montpellier ?

Progresser physiquement avec des installations immenses et à la pointe de l'excellence, pour pouvoir améliorer mes qualités et corriger mes défauts.

Et sur le long terme ?

Ce sera d’être régulièrement titulaire avec le MHR.

Tu es fréquemment sélectionné avec l’Equipe de France des moins de 20 ans, et tu es d’ailleurs actuellement en Géorgie pour disputer la Coupe du Monde U20. Qu’est-ce que ça représente pour toi de jouer avec les Bleuets ?

Porter le maillot de l'équipe de France des moins de 20 ans est, et sera toujours, un très grand moment et quelque chose de particulier pour moi. De nombreux jeunes rêvent de le porter un jour. C'est pour cela que chaque moment passé dans la sélection est un moment de pur bonheur, que ce soit lors du tournoi des Six Nations ou encore lors des championnats du Monde, comme en ce moment en Géorgie. D’ailleurs, ça se passe plutôt pas mal pour le moment avec un match nul contre l'Afrique du sud (23-23), une belle victoire contre l'Argentine au bout du suspense (26-25, Gabriel a inscrit un essai à la 51ème minute), et une large victoire contre la Géorgie (54-0, ce qui les qualifie pour les demi-finales qu’ils joueront contre la Nouvelle-Zélande le 13 juin, NDLR). On y croit, c'est un bon groupe qui vit bien, qui travaille bien, on peut compter les uns sur les autres.

Tu es parfois surnommé GGV (Gabriel à Grande Vitesse). Pourquoi ce surnom ? Quelles sont tes qualités ?

C’est un surnom que m’a donné un copain. On revenait d'un déplacement en TGV et depuis c'est resté, ça me fait bien rigoler. Pour mes qualités, je dirais que ce sont ma vitesse et mes appuis. J’aime me rendre disponible pour mes coéquipiers. D’ailleurs, j'aime aussi le rugby pour son jeu de mouvement et d'évitement, c'est aussi ce qui m’a séduit étant jeune.

Quels seraient tes défauts ?

Je dirais mon physique, car je ne suis pas le plus grand ni le plus costaud. Il est vrai que dans le rugby d’aujourd’hui, les chocs sont de plus en plus violents et rudes. Il va donc falloir que je me prépare en conséquence pour pouvoir encaisser les coups et enchaîner les matchs. C'est à moi de m'adapter et je vais travailler dur pour y arriver.

Tu as été formé à Massy, tout comme Yacouba Camara qui a brillé au Stade Toulousain et qui est retenu dans le groupe du XV de France pour préparer la tournée en Afrique du Sud ce mois-ci. Il rejoint d’ailleurs le MHR cette saison aussi. Est-ce que ça te motive de voir un joueur issu du même club que toi à ce niveau ?

Oui, bien sûr ! Je suis très content qu'il rejoigne le MHR. Je n'ai jamais eu l'occasion de jouer avec lui déjà parce qu’on ne faisait pas partie de la même catégorie d'âge et aussi car quand je suis arrivé à Bobigny, il venait de partir à Massy et puis quand je suis arrivé à Massy, il venait de partir à Toulouse. C'est une très bonne chose que je puisse jouer avec lui et puis l'adaptation sera un peu plus facile avec lui à mes côtés car on a de bonnes affinités, même si je ne suis pas inquiet à ce niveau car mes coéquipiers feront le maximum pour que je m'intègre le mieux possible. En plus de cela, il connaît les exigences du haut niveau et le côtoyer ne pourra que m'aider.

Les Fidjiens Jim Nagusa et Nemani Nadolo, entre autres, occupent le même poste que toi au MHR. Vous êtes des ailiers complètement différents. Que penses-tu de cela ?

Pour ma part je trouve ça très bien pour l'équipe car on aura à disposition plusieurs profils avec différentes qualités.

Pour finir, dans quel état d’esprit es-tu ? As-tu hâte de démarrer cette nouvelle expérience ?

Je suis évidemment très heureux de rejoindre le MHR ! C'est un nouveau départ et j'ai vraiment hâte. Je donnerai le maximum.