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Une reconversion réussie

Mercredi 22 Janvier 2014
Drikus Hancke fait partie de l’Histoire du Montpellier Hérault Rugby. Artisan de l’évolution et de la progression du club, il a toujours été un joueur exemplaire, tant sur le terrain qu’en dehors. A présent retraité, il a su négocier le virage parfois difficile de la reconversion et poursuit son chemin, non loin des terrains. Nous sommes allés à sa rencontre pour prendre de ses nouvelles.
 
MHR : Drikus, on a d’abord envie de te demander tout simplement, comment vas-tu ?
 
Drikus : Ca va très bien merci.
 
MHR : Tu as raccroché les crampons la saison passée. Est-ce que ça a été difficile, au mois de juin, de ne pas retourner au stade pour la préparation ?
 
Drikus : C’est vrai que ça me manque peut-être un peu mais pas énormément. J'avais pris ma décision d'arrêter 7-8 mois avant la fin de la saison dernière donc j'étais bien préparé à cette échéance et j’ai bien profité des derniers moments. C’est aussi dû au fait que j’ai commencé à entrainer, ce qui m’aide car du coup j’ai toujours ce contact avec le terrain.
 
MHR : Qu’est-ce qui te manque le plus depuis que tu as arrêté ta carrière ?
 
Drikus : Le jeu, toucher le ballon ! C’est peut-être un peu cliché mais la vérité du terrain me manque un peu oui...
 
MHR : Peux-tu nous dire aujourd’hui ce que tu fais ?
 
Drikus : J'ai d’abord fait une formation pour devenir entraineur et j’interviens maintement au Centre de Formation où j’entraine avec Xavier Ferrero l’équipe des Crabos de Montpellier. 
 
MHR : Tu es au contact des jeunes pousses du centre de formation. Comment trouves-tu la jeune génération ? Est-ce qu’elle ressemble à ta génération ? 
 
Drikus : En fait j’ai été étonné! Ils sont à l’écoute, c’est une génération qui veut travailler. Je pense qu'ils sont plus professionnels que ma génération au même âge et c'est un régal de travailler avec eux.
 
MHR : Tu es donc aujourd’hui intervenant au Centre de Formation. Penses-tu un jour devenir entraineur d’une équipe professionnelle ?
 
Drikus : Pour l’instant, je ne me projette pas aussi loin. Je fais ça car je veux essayer de transmettre ce que j’ai appris ici et ça me plait plus que ce que je pouvais penser. C’est vrai que le travail d’entraineur me donne beaucoup de satisfactions. C’est plus que ce que je n’espérai.  
 
MHR : Pour toi rester dans le domaine du sport était donc une évidence ?
 
Drikus : C’est vrai que c’est super de rester dans le domaine du rugby. J’ai fait ça pendant 15 ans en professionnel, j’ai commencé le rugby quand j’avais 6 ans, c’est un monde que je connais, qui me plait. J’apprécie les gens de ce monde-là et rester dans le domaine du sport c’est bien, surtout dans le sport ce je connais si bien.
 
MHR : Il y a eu un très gros turn-over à l’intersaison et l’équipe a beaucoup changé. Que penses-tu de cette nouvelle équipe ? Et du début de saison du MHR ?
 
Drikus : C’est difficile pour moi de m’exprimer là-dessus car je ne suis pas au sein du groupe. C’est l’équipe la plus talentueuse que l’on ait eu mais pour l’instant, il y a un manque de quelque chose et c’est difficile pour moi de dire quoi... Je pense qu’on a de bons entraineurs qui vont trouver les solutions mais elles doivent aussi venir des joueurs entre eux. Après il ne faut pas non plus tout jeter! C’était un bon début de saison puis c’est devenu un peu plus compliqué et je pense que l’arrivée tardive de certains joueurs n’a pas facilité les choses, surtout pour créer un bon état d’esprit. Mais les joueurs qui sont arrivés sont de très bons joueurs et de ce que j’ai vu ce sont de très bons mecs aussi alors je pense qu’il n’y a pas de raisons d’être inquiet et que la saison va bien se finir.
 
MHR : Pour finir, Nelson Mandela est mort il y a quelques semaines. Que représentait-il pour les sud-africains ? Et pour toi ?
 
Drikus : Il a représenté énormément de choses. En Afrique du Sud, ça a été un triste moment mais on le sentait arriver. C’est quelqu’un qui a réuni le pays par son exemple. C’était un homme de parole et c’est rare dans ce milieu de nos jours. Il a étonné tout le monde par son pardon et il n’a pas changé seulement une nation, il a changé tous ceux qu’il a touché et c’est ça qui moi m’a le plus marqué. C’était un homme très humble et ce que j’ai appris c’est qu’il voulait toujours s’améliorer et en s’améliorant lui-même, il a réussi à améliorer tous ceux qui étaient à ses côtés. 
 
MHR : Merci Drikus et à très bientôt !