• Centre de formation
  • ChroniqueChronique

Graines de cistes #07 : Calum Randle

Le 28 janvier 2020

Comme son patronyme et sa tignasse blonde le laissent deviner, Calum Randle nous vient tout droit d’Angleterre. Mais ne vous méprenez pas : à tout juste vingt ans, ce jeune ailier supersonique parfaitement bilingue a déjà porté les couleurs de l’équipe de France de rugby à 7 et ne compte pas s’arrêter là. Alors qu’il vient de disputer son tout premier match professionnel avec le MHR, Calum revient avec nous sur son parcours déjà atypique. Rencontre.

Calum, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Calum Randle. Je suis né à Cheltenham en Angleterre et j’ai débuté le rugby à Gloucester à l’âge de 7 ans. A 11 ans, mes parents ont déménagé en France à Carcassonne. À l’époque je ne parlais pas du tout français et c’était un peu compliqué pour moi au collège. Je pratiquais la natation et le rugby à l’époque, ce qui m’a aidé à m’intégrer. J’ai d’ailleurs continué de nager jusqu’à seize ans. J’ai disputé les finales de championnat de France et j’avais l’opportunité de continuer au Pôle Espoir de Font-Romeu mais j’ai privilégié le rugby. J’ai joué pendant cinq ans à Carcassonne, avant de rejoindre Narbonne puis le centre de formation de Montpellier en 2018. Je ne regrette pas du tout ce choix, le club et la ville me plaisent beaucoup.

Tu as aussi joué au Rugby à 7. Peux-tu nous en parler ?

J’ai commencé le rugby à 7 avec la sélection du Languedoc U17. J’ai ensuite été surclassé en U18  avec qui j’ai participé aux Championnats d’Europe. L’année d’après, nous nous sommes qualifiés pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse en Argentine, où nous avons terminé deuxièmes. J’ai ensuite été sélectionné avec France 7 Développement puis j’ai eu la chance de disputer le World Series avec France 7 à Cape Town. A la suite de ce tournoi, France U20 m’a contacté et j’ai dû alors faire le choix entre le XV et le 7. C’était un choix difficile mais le MHR m’a aidé à me fixer des objectifs et j’ai choisi de me concentrer sur le rugby à XV. L’an dernier, j’ai disputé trois matchs avec France U20 Développement pour éventuellement préparer la Coupe du Monde, mais je me suis blessé au poignet pour une longue durée.

Quels étaient ces objectifs que tu évoques, au moment où tu as choisi le rugby à XV ?

J’ambitionnais de pouvoir disputer des matchs avec les professionnels. J’ai pu faire la préparation physique avec eux cet été. Mais ma triple fracture au poignet m’a tenu éloigné du terrain pendant 7 mois en tout. J’ai repris la compétition au moins d’octobre dernier.

Justement, tu as pu réaliser cet objectif récemment…

Oui, j’ai disputé mon premier match officiel à Gloucester, là où je suis né (Sourire). Je pense que chaque joueur se souvient de son premier match, mais là c’était vraiment quelque chose de très spécial. Je l’ai appris le mardi à l’entraînement. J’ai eu toute la semaine pour me préparer. J’étais un peu stressé, mais c’était plutôt de la pression positive. Toute ma famille était au stade et malgré le résultat, ça reste un très beau souvenir.

Que retiendras-tu de cette première ?

Je retiens que le haut-niveau… c’est le haut-niveau (Rires). Je n’ai pas vraiment eu l’opportunité de montrer mes qualités en attaque mais j’en garderai un beau souvenir. J’espère pouvoir essayer de « matcher » encore… Je n’ai que ça en tête, le rugby est très important dans ma vie et mon objectif est de devenir un jour professionnel.

Quel lien entretiens-tu avec l’Angleterre ?

A l’exception de mes parents et de mon petit frère, qui est au centre de formation de Perpignan, toute ma famille habite encore en Angleterre. J’y retourne dès que j’ai un peu de temps, même si le rugby occupe la majorité de mon temps.

Que fais-tu en dehors du rugby ?

Je n’aime pas rester enfermé chez moi, donc je profite de mon temps libre pour balader, pour visiter. J’aime bien la lecture aussi. Je lis beaucoup de livres sur le développement personnel.

Merci Calum et bonne continuation !