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Graines de cistes #10 : Jules Danglot

Le 16 novembre 2020

Alors que le MHR compte de nombreux blessés sur les bancs de son infirmerie ainsi que de nombreux internationaux partis jouer en sélection, les jeunes joueurs du centre de formation sont propulsés sur le devant de la scène. A Bayonne, ils étaient 3 sur le feuille de match,Jules Danglot, Jules Bertry et Louis Foursans, à fouler la pelouse de Jean Dauger. Pour Jules Danglot, ce n'était pas une première puisqu'il avait déjà rejoint les "grands" contre Brive il y a 3 semaines au GGL Stadium. L'occasion pour lui, comme pour ses coéquipiers des Espoirs, de concrétiser un rêve et de démontrer leurs qualités. 

Jules, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jules Danglot et j’ai 19 ans. Je suis originaire de Mauguio où j’ai commencé le rugby. Je suis pensionnaire du centre de formation du Montpellier Hérault Rugby depuis maintenant deux ans.

En parlant de Mauguio, as-tu une affection particulière pour ce club ?

Oui bien sûr ! C’est un club qui forme beaucoup de joueurs comme Arthur Vincent, Yannick Arroyo ou des joueurs d’autres générations comme Jérémy Valls. En plus, il y a trois ans, j’ai eu la chance d’être champion de France Philiponeau sous leurs couleurs. Je ne remercierais jamais assez ce club.

Aujourd’hui, tu dois mener à bien ton projet sportif mais aussi ton projet scolaire. Comment l’appréhendes-tu ?

C’est déjà ma deuxième année en double projet. Je fais une formation de responsable de petites et moyennes structures. C'est une formation dans le commerce qui me permettra d’avoir des compétences commerciales pour toucher ensuite à plusieurs métiers. Je ne m’interdis rien. J’ai toujours voulu devenir joueur de rugby professionnel mais il ne faut pas pour autant penser qu’il n’y a que ça dans la vie. M’ouvrir des portes pour l’après rugby, c’est essentiel pour moi.

C’est ta deuxième année au centre de formation. Es-tu bien intégré ?

Mon intégration dans le collectif s’est bien passée car je connaissais déjà certains joueurs, notamment la génération 2002, avec qui je joue depuis 4 ans. Du côté de l’encadrement, je connais très bien Mathieu Austruy, notre team manager, qui était lui aussi à Mauguio. C’est un peu comme un deuxième père pour nous. Il fait attention à tout le monde, il fait en sorte que tout se passe bien pour nous. Avec Joan Caudullo et Anthony Floch, c’est beaucoup plus le sportif même si ils sont en permanence dans le dialogue avec nous. On parle énormément, ils sont toujours ouverts et c’est ce qui est très agréable avec eux.

Tu as fait la préparation avec les pros. Comment l’as-tu vécue ?

Les premiers jours, c’est toujours impressionnant de côtoyer des joueurs qu’on voit à la télévision ou qu’on croise de temps en temps dans les travées du stade. Le niveau est nettement supérieur et ça nous tire vers haut. Ils comprennent ça car ils ont eux aussi été à notre place et nous mettent rapidement à l’aise.

Tu es demi de mêlée et la concurrence à ce poste est rude. Est-ce que cela te galvanise ?

Moi je pars du principe que c’est un avantage. Ca galvanise surtout quand on voit le calibre des joueurs qui sont à ce poste. Faire toute la préparation avec Cobus REINACH, qui m’a beaucoup aidée malgré la barrière de la langue, ou même Benoit PAILLAUGUE pour le côté plus stratégique, ça fait grandir. J’ai observé et beaucoup appris. C’est une motivation pour se hisser à leur niveau.

Il y a trois semaines, tu as joué ton premier match face à Brive au GGL Stadium. Comment as-tu vécu ce moment ? 

Au moment de rentrer sur le terrain, j’ai pensé à ce que m’avait dit Cobus (en français s’il vous plaît !) dans les vestiaires : « Ne te mets pas la pression, ce n’est que du rugby, c’est le sport que tu aimes alors profites et donne tout.». Ce week-end-là,  je ne l’oublierais jamais ! Je suis rentré sur le terrain avec la banane. Tout est passé très vite, j’ai l’impression d’avoir joué deux minutes… C’est un peu la concrétisation de mes rêves mais je suis conscient que ce n’est que le début et que je dois encore énormément travailler.

Ce n’est pas une petite déception qu’il n’y ait eu que 1000 personnes pour ta première au GGL Stadium ?

C’est sûr que j’aurais aimé faire ma première avec un stade plein mais il y avait 1000 personnes et personnellement je n’avais jamais joué devant autant de monde (rires) ! Avec moins de supporters, j’avais un peu moins de pression mais j’ai hâte de pouvoir rejouer devant le stade plein cette fois-ci !

Maintenant que tu as fait tes premières minutes avec les pros, quels sont tes objectifs sportifs pour la saison ?

Mon objectif premier c’est de faire une bonne saison avec les espoirs. L’année dernière a été compliquée même si on a réussi à se maintenir en élite. Cette saison, avec la belle équipe que l’on a, je suis sûr que l’on est capable de jouer le haut de tableau. Après, avec les pros, je vais travailler dur et continuer à apprendre de mes aînés. Si je le peux, je grappillerais un maximum de temps de jeu.

Tu as eu le droit à la belle coupe de cheveux habituelle pour les nouveaux ? 

Non (rires) ! Je ne suis pas parti en stage donc je n’ai pas eu le droit à la coupe de cheveux. Par contre, pendant le confinement j’avais fait des expériences capillaires improbables et le jour de la reprise, en plus de ça je suis arrivé en retard. La coupe et le retard, autant dire que je me suis fait tirer les oreilles… j’aurais préféré passer sous les ciseaux des pros (rires) !

 

Merci beaucoup Paul et bonne continuation pour la suite du championnat ! 

 

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