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Graines de cistes #13 : Jules BERTRY

Le 23 février 2021

Le jeune Jules Bertry trace son chemin. Titularisé contre le LOU le 6 janvier dernier pour sa seconde apparition avec l’équipe première, il en profite pour mettre en avant sa motivation et son implication au sein du club. Nous l’avons rencontré au moment de sa prolongation sous les couleurs du MHR, pour les deux années à venir et  pour débriefer et parler avec lui de ses objectifs, tant avec les Espoirs qu’avec les Cistes.

 

Jules Bertry lors de sa prolongation entouré d'Anthony FLOCH, Joan CAUDULLO, Jean-Baptiste ELISSALDE et Philippe SAINT-ANDRE

Jules, est-ce que tu peux présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Jules Bertry, je suis né le 14 août 2000 à Monteux, dans le Vaucluse. J’ai commencé le rugby à 7 ans là-bas puis j’ai atterri à Montpellier en 2015. Je n’ai plus bougé depuis.

 Qu’as-tu ressenti lors de tes premières minutes en top 14 ?

Je suis conscient que la crise de la COVID a arrangé mes affaires et que j’ai pu intégrer le groupe professionnel rapidement. Au début, j’ai beaucoup observé puis, petit à petit,  j’ai commencé à jouer et à prendre des initiatives. Lors de ma première, je suis entré en jeu plus tôt que prévu, sur blessure, donc je n’ai pas trop eu le temps de gamberger. C’est plutôt pas mal, ça permet de ne pas trop avoir d’appréhension ! 

Est-ce que tu t’es senti prêt ?

Je me suis senti en confiance car depuis le début de la saison, nous sommes suivis de près par le staff professionnel et nous savons que nous pouvons être appelés en renfort à n’importe quel moment. 

 On dit qu’il y a un monde entre les espoirs et les professionnels. Dans quelle mesure, selon toi ?

Ca se joue beaucoup sur la vitesse d’exécution, les prises de décision qui doivent être rapides. Tout va beaucoup plus vite. Il y a également la dimension physique qui joue ! 

Est-ce que tu t’entends bien avec les autres centres de l’équipe ?

Avec les espoirs comme Paul Vallée et Théo Layglon, nous nous entendons très bien. Chez les pros, c’est surtout avec Arthur qu’on échange beaucoup. On a déjà joué ensemble en Crabos et il me donne beaucoup de conseils, il m’épaule. Ça fait du bien d’avoir quelqu’un à peu près du même âge sur qui compter.  

Quand tu as commencé le rugby, est-ce qu’un joueur te faisais plus rêver qu’un autre ? 

Quade Cooper ! Il a une façon bien particulière de jouer. Il joue comme il l’entend et pas comme on lui dit mais c’est à double tranchant… Il faut avoir beaucoup de talent mais aussi, et surtout, beaucoup travailler. 

Les matchs se jouent à huis-clos en ce moment. Vois-tu cela comme un inconvénient ou un avantage ?

C’est dommage que le public ne soit pas là, surtout pour des matchs comme à Bayonne où les stades sont connus pour vibrer, mais on ne va pas se cacher que ça enlève quand même une certaine pression… 

Faire des allers/retours entre les espoirs et les pros, est-ce que ça n’a pas tendance à faire prendre un peu la « grosse tête » ? 

Si, c’est vrai ! Le match espoir qui a suivi celui de Bayonne a été une catastrophe. Ma plus mauvaise prestation en 3 ans ! La sanction a été immédiate : je ne me suis pas entraîné avec les pros le lundi suivant. Ça m’a bien fait redescendre sur terre… 

Quels sont tes objectifs, tant avec les espoirs qu’avec les professionnels ?

Concernant les espoirs, bien que nous n’ayons qu’une victoire pour 5 défaites au compteur, je sens que nous sommes en train de monter en puissance et que nous remonterons très vite dans le classement. Il ne nous manque que des détails à régler, nous avons le niveau et surtout l’envie d’y arriver. Avec les pros, ce serait de jouer le plus possible en profitant des intervalles qui se présenteront à moi pour engranger de l’expérience. 

Et pour finir, côté cours, où en es-tu ? 

Au niveau des études, je suis en deuxième année management du sport. A côté de cela, j’ai créé une association de rugby à sept, « Les troubles sept » que je gère avec plusieurs de mes amis. 

 
 
 

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